La marque japonaise prétend faire
vivre un moment typiquement japonais à travers chacun de ses parfums. Détrompez-vous
si vous pensez que c’est cela qui m’a attiré car ce n’est point le cas. Que du
contraire, ça m’a donné envie de fuir et m’a tenu éloigné comme j’évite ces
horribles boutiques pour touristes qui propose du local made in China. Ce n’était
pas pour moi que je me suis approché, c’était pour un ami. C’est même lui qui,
déçu parce qu’il n’aimait rien a insisté pour que je prenne ses échantillons…
Sumo Wrestler sentirait l’huile
dont les lutteurs enduisent leurs chignons. Vrai ou non, je n’en ai pas la
moindre idée et je m’en fiche un peu, je n’ai pas besoin de ça pour beaucoup
aimer ce parfum au départ discrètement anisé qui révèle très vite un accord violette-héliotrope
un peu fleur d’oranger délicieusement cosmétique, entre poudré et crémeux, et
légèrement épicé.
Le fond est très intéressant :
boisé mais un peu gras, un peu cireux mais pas encaustique non plus, un peu
sale mais avec cette discrétion que j’apprécie. J’adore ce parfum parce qu’on
est dans une ambiance très 1900. Epoque où le japonisme était encore à la mode ;
ma foi, tout se tient ! Le résultat n’est curieusement pas hyper féminin
comme on pourrait s’y attendre car les notes de fond équilibrent l’aspect
cosmétique et font que le parfum ne tombe jamais dans une odeur de maquillage.
Comme en plus Sumo Wrestler est plutôt un parfum de peau qui n’a rien de particulièrement
exubérant ou démonstratif, il est assez facile à porter.
Il m’évoque une heure bleue de Jacques
Guerlain un peu moins alanguie, moins cocotte et plus dandy. Oserais-je dire un
peu plus ténébreuse ? Contrairement aux promesses de la marque, ce n’est
pas vraiment un parfum qui me fait voyager. Il me ramène plutôt à moi-même…
Je conseille vivement de tester
sur peau, le rendu étant sur moi bien plus joli, l’ensemble des notes plus élégamment
fondu.
Sumo Wrestler, J-Scent, 2017
x





Commentaires
Enregistrer un commentaire