Une fois de plus au bord de la dépression nerveuse automnale, j’ai trouvé le salut dans une commande de thés chez Honoris Causa, histoire d’affronter les vilains jours à venir… Je n’ai pas vraiment fait de folies et suis resté fidèle à des classiques dont je peux directement vous parler puisque pour certains, je les connais par cœur.
Encore qu’il ne soit peut-être pas indispensable de causer camomille même si c’est l’une de mes drogues préférées du moment. (Qui ne m’aide absolument pas à dormir, je suis juste accro au goût… mais une petite camomille ne peut jamais faire de mal n’est-ce pas ?)
Dans les thés verts, petit changement, mon habituel Mikawa n’étant plus disponible, j’ai pris le Sencha Suruga. Un peu plus vert, comme on dit d’un parfum qu’il est vert lorsqu’il évoque le feuillage et l’herbe, avec une pointe d’astringence, il est frais mais reste doux et pas trop vif, le genre de thé que j’aime bien pour me réveiller sans me brusquer ou pour boire en journée sans m’agiter ni tomber dans le méditatif.
Petite nouveauté déjà goûtée : un népalais, le Kanchenjungha , vert, qui correspond à ce que j’attendais : un thé qualitatif, proche des darjeeling de printemps mais point aussi onéreux. Floral et un peu acidulé, j’en reparlerai quand je le connaîtrai mieux, mais je tenais à attirer l’attention sur les thés de cette région qui sont à découvrir.
J’ai pris des thés noir japonais dans une petite crise de folie, mais surtout repris le Kemuricha qui est mon thé fumé préféré. Par rapport aux thés chinois ou taïwanais, je le trouve un peu plus sec, plus austère. Un peu moins rond que les Lapsang et moins caricatural que les Tarry Souchong. Comme je bois du thé en mangeant, je trouve que le thé fumé est vraiment indispensable dans mon armoire à thé pour aller avec les plats salés un peu forts et celui-là offre un certain contrepoids à des plats un peu trop riches comme on les aime en automne... Must-have pour les amateurs de thés fumés. (Mais je concède qu’il est un peu plus cher que les thés chinois.)
Achat de Pu-Erh compressés que je trouve pratique et parfait parce qu’ils sont compressés à l’unité. Et, disons-le, parce que le packaging est absolument merveilleux. Mais c’est vrai que c’est pratique. D’autant que je ne fais jamais d’immenses théières de thé sombre. J’adore le goût un peu tourbe moisis de la chose, mais comme il est fort je n’en bois généralement pas plus d’une ou deux tasses à la fois. Ces thés sont réputés pour être digestes et pour drainer le corps… C’est vrai qu’ils passent curieusement bien lorsqu’on n’a pas l’estomac fort bien accroché (et qu’on va faire pipi après, d’où leur réputation de thé de régime, je suppose ?)
Rayon petite douceur parfumée : Route Mandarine, infusion que j’adore à la place des thés de Noël parce que plus fine et moins caricaturalement orange-cannelle. L’orange est bien là, mariée à une discrète pomme mais pour l’épicé c’est le gingembre qui intervient à la place de la cannelle. Le résultat me semble mieux équilibré et moins cheap. Il est vrai que je ne suis pas très thé de Noël alors que beaucoup de gens adorent ça. (Est-ce que c’est un peu tôt pour parler thé de Noël ? Je trouve que oui mais les amateurs sont déjà sur les starting blocks !)
Tout n’est pas passé en revue, parce qu’il me faut découvrir un peu, il faudra que nous en reparlions, n’est-ce pas ?








Je bois moins de thé qu’avant…faute à ma machine à café depuis 2 ans, une bonne machine à café permet de le boire avec plaisir….et je le choisis comme toi le thé!! En revanche, lorsque le temps va se rafraîchir, j’apprécie de ressortir mes thés et boire un grand mug fumant en rentrant de promenade. J’apprécie particulièrement un thé bleu milky blue absolu de mariage frères. Plus jeune, j’avais bu chez une copine un thé vert au riz soufflé, hélas je n’en ai jamais retrouvé un aussi délicieux où on sent réellement le riz soufflé en bouche. Si tu connais et as des recommandations pour que je retrouve cette sensation, je suis preneuse. Belette.
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