uruk, artefact, anatole lebreton

 


Il y avait déjà un encens, Grimoire, chez Anatole Le breton, mais les deux parfums, pourtant mystique chacun à leur façon dans leur façon d’exprimer l’encens, sont radicalement différents et Uruk n’a rien d’une redite. Oubliée l’ombre du cloître, Uruk nous emmène vers des régions chaudes et païennes.  Le décor est celui d’un temple à l’entrée du désert et l’encens qui s’élève est mêlé d’épices brulante avant de s’acoquiner aux volutes du benjoin. (Sur moi, le parfum est presque plus benjoin qu’encens.)




N’oublions pas une note quelque peu animale, discrète, certes, qui évite de sombrer dans le mysticisme éthéré. Certains diront que ça donne un petit quelque chose de sexy au parfum, mais ça m’évoque plutôt une foi instinctive, primitive, non raisonnée, née de la peur des cieux et de l’enfer et non de la lecture d’ouvrages érudits. Je trouve le parfum très beau en été, dans la chaleur qu’il ne combat pas mais accompagne. Mais j’avoue que je n’ai pas craqué parce que ce n’est pas mon truc. J’aime l’encens froid et mélancolique, mon romantisme est celui de Madame Bovary flirtant dans la cathédrale de Rouen, non celui d’un Mâtho amoureux de la fille d’Hamilcar, mais je confesse avoir été tenté.


Uruk, collection Artefact, Anatole Lebreton, 2024.


Commentaires

  1. Benjoin, jardins d’Hamilcar, Uruk ? N’en jetez plus, je fonce le découvrir !
    Merci Dominique pour cette invitation.
    Ariane

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    1. Ah Ah Ah, la force des références classiques...

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  2. Je ne suis pas certaine qu’il me plaise mais j’aime toujours lire tes descriptions. Belette

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