obsession du moment…

 

Il est clair que je fais en ce moment une petite fixation* sur les parfums de Serge Lutens. Pourtant la maison m’a souvent perdu avec ses passages d’une collection à l’autre et quelques sorties du catalogue qui me traumatisent. Mais dans l’ensemble, la marque ne m’a jamais déçu, je la trouve fidèle à elle-même depuis… Féminité du bois que j’avais adopté chez Shiseido en 1992.


Certains jugent que parfois le créateur s’égare, qu’il y a des parfums qui sont Lutens et d’autre pas, connaissant la marque mieux que moi, et peut-être mieux que son créateur, mais je ne suis pas vraiment d’accord. Oui, il y a eu des changements de cap et des revirements mais qui irait reprocher à Picasso d’avoir quitté la période bleue ou de n’avoir pas été uniquement cubiste ? Serge Lutens aurait-il dû être l’homme d’un seul parfum, d’une seule direction ?


Il n’a pas suivi les modes, même s’il en a lancé et est resté fidèle à une esthétique qui n’a jamais été celle de la facilité. Bien sûr que le parcours est inégal, qu’il n’y a pas que des chefs d’œuvre absolu, mais à côté des pièces les plus flamboyantes, il est bon de trouver des parfums qui donnent un plaisir infini à ceux qui les porte et tant pis s’ils ne sont pas tous exceptionnels, la vérité étant que, parfois, nous avons besoin de facilité et non de briller par notre singularité poétique.


D’ailleurs, je constate que je porte assez peu les parfums Lutens lorsque je sors de chez moi et que je vais socialement interagir. Ce sont des parfums que je préfère garder pour moi avec un égoïsme certain.


Et vous ? Quel est votre rapport avec Serge Lutens ?


PS : pour être complet, je dois préciser que j’ai d’abord rêver des maquillages de Monsieur Lutens qui m’ont fasciné durant toute mon adolescence. (Et n’ont pas qu’un peu contribué à mon obsession pour la pâleur du teint.)


*fixation qui durera probablement le temps d’avoir constitué un stock suffisant que pour m’éviter les crises d’angoisse à l’idée de manquer. 


Commentaires

  1. De très beaux parfums à l'évidence dont beaucoup sont exceptionnels.
    En revanche j'ai de la peine avec les noms et le discours marketing de certains parfums que je trouve prétentieux et quelquefois ridicules à force de vouloir être originaux. Ok, ne pas tenir le discours marketing de One Million mais l'autre extrême est tout aussi ridicule.
    Moi aussi, étudiant aux Arts Décoratifs, je découpais dans les magazines les photos des maquillages Dior par Lutens. Il existe d'ailleurs un livre magnifique sur le sujet.

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    1. Oui, je reconnais que le discours frôle parfois le ridicule mais pour avoir vu des interviews de Monsieur Lutens, je dois dire qu’il s’exprime assez volontiers comme ça et que c’est son univers que le marketing exagère à peine. C’est un prix fort léger à payer somme toute pour nous qui pouvons très facilement nous en détacher et l’oublier. Même si j’ai remarqué chez certains blogueurs une tendance à céder au mysticisme et à se prendre pour de grands poétes… Ne pas se contenter de « ça sent bon » ok mais parfois il faut redescendre sur terre.

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  2. Une belle obsession !! Belette.

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