retour sur teint de neige de lorenzo villorezi

 


L’autre jour, j’ai croisé Teint de Neige de Lorenzo Villorezi (revue ICI), un parfum pour lequel je dois bien avouer un léger faible ; j’aime sentir ses notes poudrées autour de moi lorsque je reste à la maison. Pour moi, avec son discours un peu simpliste, de la poudre de riz, un tout petit peu crémeuse parce que posée sur une peau bien soignée, mais que de la poudre de riz, c’est un parfum qui sent le boudoir. Je pourrais le porter dans un café ou un restaurant Art Nouveau, histoire d’être un peu cocotte, mais j’aime retrouver son ambiance à la maison, me sentir « chez moi » dans cet univers excessivement cosmétique et un peu décadent.




De l’avoir senti dans les transports en commun, porté sur une jeune fille m’a fait réaliser que j’avais raison. Hors de ce contexte, ce parfum m’a semblé complètement déplacé, d’autant plus qu’elle portait vraisemblablement une version plus compacte que la mienne. (Eau de parfum ? Parfum ?) Le parfum était soudain lourd, comme un gros monolithe, passablement hostile et peu séduisant parce qu’il semblait avec son sillage très présent destiné à rejeter l’autre, non pas en créant une bulle mais en posant de gros blocs pas très fins. (Vraiment la concentration n’aidait pas…)




Je l’ai trouvé passablement grossier. (Au sens grossièrement construit, pas de mauvaise éducation.) Et vulgaire. Pas la peine de me dire qu’il était porté par la mauvaise personne, la jeune fille était charmante, ou qu’il était mal dosé, ce parfum est construit pour être envahissant. Et je n’ai plus envie de le porter. Juste de l’avoir senti au mauvais endroit. (Si j’avais été prendre le thé chez elle, j’aurais probablement trouvé que cet appartement qui sent la poudre est chose merveilleuse.)




Ça vous fait parfois ça ? Avec quel(s) parfum(s) ?


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