lectures de vacances

C’est une petite déception d’avoir moins lu que je ne l’aurais voulu. Il va de soi que j’avais acheté trop de livre si je m’en tiens à « j’achète des livres pour lire en vacances et puis c’est tout » mais enfin, les lecteurs savent que ce genre de comptage est absolument ridicule et qu’il faut une PAL capable de répondre à tous les défis : nous distraire, nous instruire, nous faire frémir, nous faire rêver, nous faire rire… La toute bonne nouvelle c’est que j’ai apprécié tout ce que j’ai lu. 

(NB : oui, je déteste les gens qui comptent en petit commerçants le nombre de livres lus pour s’en vanter sur les réseaux sociaux comme si le nombre conférait une légitimité aux lecteurs. Ok, je ne les déteste pas vraiment ; je les méprise.




Au cœur de la bioéthique, comprendre les principes et les enjeux en bd, Jean-François Bodart, Alice Walix.

On pourrait penser que je vais poser à l’intellectuel, mais pas du tout. Ce n’est pas moi qui suis intelligent, ce sont les auteurs qui ont réussi à faire passer les idées et à les rendre compréhensibles. Alors, un livre sur la bioéthique, ça ne nous parle pas forcément, pourtant, ça nous concerne tous, ne serait-ce que quand il est question de fin de vie par exemple, et il vaut mieux s’y intéresser avant de laisser les autres s’intéresser à nous et décider pour nous. Je dois dire pour commencer que ce n’est pas le type d’ouvrage dans lequel je rentre facilement parce que ce n’est pas l’approche la plus évidente pour moi, je suis très mauvais client de la bd ou du roman graphique par exemple, ce n’est pas ce qui m’accroche, j’ai plus de facilité avec un long texte historique. Mais c’est un remarquable effort de vulgarisation, qui rend les choses ludiques, sérieuse et accessible et introduisant chaque sujet par une petite saynète introductive, puis on rentre dans le débat avec une page de bd, avant d’avoir un texte explicatif clair, avec des encadrés pour des questions précise et à la fin de chaque partie un petit mémo « ce qu’il faut retenir. » C’est vraiment un super outil, simple à comprendre parce qu’expliqué clairement et je pense que ça peut plaire à tous les publics, aussi bien à ceux qui se sont déjà pencher sur ces questions en leur proposant une synthèse (alors qu’on part facilement dans tous les sens) qu’à ceux qui découvrent tout de a à z. 

NB : si vous pensez l’offrir à vos gosses parce que « un format bd, » oubliez : ce n’est pas une lecture pour eux. Pas encore




Une unique lueur, Fred Vargas.

Suis-je objectif avec cette auteure que j’aime beaucoup ? Pas forcément. Mais je pense que tous ceux qui l’ont lue pense la même chose, on lit ses romans policiers avec plaisir parce qu’ils sont bien écrits et parce qu’on prend plaisir à retrouver un univers original, peuplé de personnages auxquels on s’attache, parfois sans les aimer d’ailleurs, mais c’est comme la famille, il y en a toujours bien un qu’on aime alors qu’on sait que, s’il n’était pas de la famille, on ne l’aimerait pas mais c’est comme ça ! Mais, là, c’est un très bon Fred Vargas avec une bonne intrigue, une dose de glamour (oui, je sais bien que ce n’est pas ce qu’on attends d’Adamsberg, mais si !) et un amour de la littérature qui transpire dans l’intrigue et la guide. Ai-je été sensible au clin d’œil proustien ? OUI ! C’est le livre qui plaira aux fans de policiers autant qu’aux amoureux des romans et de la poésie. 




Conque, Perrine Tripier.

(Une auteure découverte grâce au compte IG de Jean-François Bodart, justement…)

J’avais beaucoup aimé les guerres précieuses qui mettait une héroïne face à son passé familial en grande partie parce que c’était une vraie belle écriture (en plus d’une histoire intéressante) peut-être précieuse mais surtout qui crée de atmosphères presque magiques. Mais le roman n’était peut-être pas tout-à-fait abouti. J’avais très envie de me replonger dans ces ambiances. (Je vous rassure, les romans sont courts et il se passe des choses, ce n’est pas une écriture de dilution avec des descriptions inutiles qui seraient de purs morceaux de bravoure, tout est utile et contribue à l’histoire.) Dans un royaume imaginaire, des découvertes archéologiques vont permettre d’explorer l’Histoire. Mais le roman, très politique, va mettre en exergue le rôle des historiens face ou au côté du pouvoir pour écrire ou réécrire le récit de la nation, informer ou manipuler les citoyens. Il s’agit d’un vrai bon roman, nettement meilleur que le premier, centré sur un personnage principal, Martabée l’historienne, mais le thème infuse l’intrigue qui va de découvertes en découvertes, nous faisant passer d’une lecture curieuse des merveilles décrites à une lecture anxieuse du sort de l’héroïne J’ai beaucoup aimé mais mon amour de l’Histoire, la considération que je lui porte, influence probablement mon jugement. Je ne peux cependant m’empêcher de penser que c’est une lecture très utile à l’heure actuelle, probablement plus parlante que s’il avait été question de notre société d’aujourd’hui.




Anatomie de la beauté, Christine Sourgins.

Sous-titré "qu’est-ce que le beau?", ce livre est le premier d’une série et, non, ça ne cause pas cosmétiques. 

L’historienne de l’art tente de répondre à la question qu’elle pose mais l’ouvrage est plus vaste dans son interrogation sur la présence de la beauté dans nos sociétés, ses rapports avec le bon et le vrai, les attaques dont elle est l’objet de la part du monde de l’art, etc. Forcément, j’ai trouvé l’ouvrage super intéressant, d’autant plus qu’il était compréhensible. Quand on parle d’esthétique, d’arts, souvent l’entre-soi prédomine, on est dans des discussions oiseuses qui semblent déconnectée de toute réalité et ce n’est pas du tout le cas ici. Peut-être qu’on pourra regretter qu’il soit surtout question de peinture mais comme l’explique l’auteure, c’est à dessein : les œuvres citées sont toutes connues et trouvables en deux clics sur internet, témoignant d’une volonté de parler à tout le monde. (Oui, oui, je suis en train de vous dire de ne pas avoir peur si le sujet vous intéresse !) C’est un ouvrage qui a suscité en moi plein de réflexions, de remises en cause, etc. Toutes les parties ne m’ont pas passionné pour la simple raison que certaines étaient plus en résonnance avec mes interrogations personnelles, mais toutes m’ont intéressé, je n’ai rien passé et je compte bien lire les autres ouvrages. Est-ce que le fait de dénoncer le capitalisme et la marchandisation de l’art comme des ennemis de la beauté a pu influencer mon jugement et me rallier à l’auteure ? Je vous avoue que c’est fort possible…


Je veux bien vos avis et recommandations (que je suis totalement du genre à suivre parce que je ne laisse jamais passer une occasion de faire grandir ma PAL!)


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Commentaires

  1. J’ai lu la fille du sud, cucul et une jeune fille sans histoire. Pas lu cette dernière semaine car entre amis et très chargée, je vais débuter la cellule cette semaine et j’ai un Dicker qui va arriver !! J’aurais aimé lire un peu plus mais la vie, les repas qui durent un peu….et la fatigue du soir ont eu raison de mes avancées !! Bon, je lis toute l’année alors ce n’est pas très grave!! Belette.

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    1. En ce moment, je suis dans un truc cucul aussi et ça fait aussi du bien de se vider la tête. J’avoue que les congés m’ont aidé à reprendre la lecture, sinon, avec la fatigue: pareil… J’arrivais pas à lire plus d’une page et donc à me tenir à la lecture. Ça arrive et c’est chouette aussi de faire des pauses…

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