j’ai senti le coco mademoiselle crush absolu de chanel…

 


Certains s’étonneront peut-être en connaissant mon désamour pour Coco Mademoiselle, mais enfin, il y a d’autres très bonnes raisons de fréquenter les stands Chanel, les ALDÉHYDES !, et tant qu’à faire, en sachant que la maison, même quand elle ne propose pas quelque chose de très intéressant, reste toujours élégante (Enfin, en dépit de la notable exception Coco Noir abominablement laide et vulgaire), pourquoi ne pas sentir ? D’autant que, j’ai beau ne pas aimer du tut l’original, je lui reconnais des qualités : il a innové une forme nouvelle, assez élégamment, justement, dans une époque passablement lourde et collante. On peut ne pas aimer et respecter. Et, vraiment, je respecte Mademoiselle.


Il y a ceux qui pleurnichent que ce n’est pas assez nouveau, que c’est commercial, etc, et ce sont probablement les mêmes qui se seraient désolé de ne pas reconnaitre le parfum de 2001. On est en terrain connu, c’est vrai. Cependant à mon nez, c’est assez réussi et je trouve un certain charme à cet opus que je vous conseille d’aller sentir, que vous aimiez ou pas Coco Mademoiselle.


Le départ est très joli, c’est ma partie préférée, très pamplemousse, fusant mais pas trop, sans amertume excessive, juteux mais en évitant d’être alimentaire, gourmand ou fruité, c’est parfaitement maitrisé et très séduisant. Ensuite viennent les fleurs chères à la rue Cambon, un peu ennuyeuse et un fond ambré-vanillé structuré par le vétiver, pas follement original mais réussi, qui pourrait presque faire un lien avec l’orientalisant Coco de 1984. La note principale, celle qui traverse tout le parfum, c’est un patchouli moderne, très propre et aéré. Elle est perceptible dès le départ, elle signe le parfum, lui donne toute sa cohérence. Certes, tout cela manque peut-être d’aldéhydes, mais pour sortir un parfum moderne, je ne pense pas que cela soit un souci de mettre une signature maison en sourdine. (Alors que leur réduction dans les classiques me donne envie de hurler !)  Tout est bien à sa place, élégant, signé, même si c’est la signature de l’original qui reste très reconnaissable. Ce n’est peut-être pas inoubliable mais c’est une réussite.


Coco mademoiselle crush absolu, Olivier Polge pour Chanel, 2026.


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