Durant le mois qui viens de s’écouler, nous avons failli crever de chaud et le pire dans toute cette histoire c’est que nous nous sommes demandé si ça n’aurait pas été préférable à nous faire expliquer encore une fois que le principal problème de l’univers était les féministes, forcément hystériques, les drag queens et le lobby arc-en-ciel de manière générale, et non le capitalisme, le patriarcat ou l’extrême droite. On n’en a pas juste marre, on a peur aussi. Mais on s’accroche aux petits bonheurs du quotidiens parce que même dérisoires ces petits éclats de beauté, ces fragments de joie illuminent nos journées…
Pour commencer, je me suis enfin racheté des baskets rouges. Ça me manquait vraiment trop. J’en ai eu sans discontinuer depuis mon adolescence. Une pièce phare de ma garde-robe ? Ah, bah, oui, peut-être. C’est joyeux, moins sérieux et ça fait une tenue en la cassant mieux qu’un sac ou n’importe quel autre accessoire parce qu’on n’a pas besoin d’y penser. C’est juste là, presque par hasard. (Et rien n’empêche de rajouter du rouge encore et encore, mais les pieds, c’est un bon départ.)
En juin, j’ai pris un peu plus mon temps, sans vraies raisons, même pas des congés, juste écouté mes envies et c’était très bien. J’ai un peu plus regardé la télé dont The Avengers, chapeau melon et bottes de cuir, que je trouve toujours aussi fabuleux. Je suis dans l’intégrale et tout n’est pas très bon. Pas vraiment l’intégrale puisque les tous premiers épisodes n’ont jamais été enregistrés… Ce qui est intéressant, c’est que cette série d’agents secrets un peu bancale qui associe John Steed à différents partenaires pas très intéressants devient passionnante lorsque Catherine Gale apparaît et définit ce que seront les comparses de Steed : des femmes indépendantes, fortes, intelligentes et cultivées, sachant se battre et se faire respecter, tout le contraire des demoiselles en détresse et autres potiches. Et si ces femmes modernes portent des combinaisons de cuir dont l’idée vient de clubs SM londoniens, c’est tout simplement parce qu’il leur fallait de vêtements qui ne se déchirent pas lorsqu’elle se battent et rendent coup pour coup. La relation sans ambiguïté mais avec beaucoup de charme et d’humour qu’elles entretiendront avec Steed fait tout le charme de la série. Ça plus les situations parfois loufoques, parfois angoissante, parce qu’on ne savait jamais ce que serait l’épisode : une histoire d’espionnage, une aventure fantastique à la limite de la science fiction ou une enquête sur un meurtre ? (Ma saison préférée est la saison Emma Peel en noir et blanc. Et la vôtre ?)
Plus récent et en couleur : la légende du soldat cuisinier sur Viki. Non, je n’aurais absolument pas misé sur les aventures d’un apprenti-cuistot pendant le service militaire mais c’est très drôle et les personnages sont super attachants même que, à la fin, à force de mignonceté et de gentillesse, ils m’ont mis la larme à l’œil, ces cons. Cette positivité m’a fait beaucoup de bien… Ce qui était totalement inattendu parce que je ne pensais absolument pas regarder ce truc qui me semblait ridicule. Je ne sais pas ce qui s’est passé, pourquoi j’ai vu le premier épisode mais j’ai été gagné par la gentillesse et la bienveillance du truc, les scènes comiques un peu lourdes mais tant pis. Un peu de positivité, c’était vraiment pile poil ce dont j’avais besoin dans un moment où tout semblait négatif. Chaque minute passée devant ce drama m’a fait du bien contrairement à celle passées devant les réseaux sociaux qui semblaient destinées à m’enfoncer dans la dépression. (Je n’y ai vraiment RIEN trouvé de positif à part deux ou trois personnes que j’aime suivre et avec lesquelles j’aime interagir mais tout le monde semblait en dépression et inconsciemment vouloir que les autres dépriment aussi… Même si je comprends que parfois on veuille partager son ras-le-bol et ses colères, je pense qu’essayer de mettre un peu de positif, ça ne peut pas faire de mal. (En gros, j’ai besoin de vacances de les réseaux sociaux…)
Pour rester dans la couleur et la cuisine: je continue à investir dans la vaisselle bleue et blanche, surtout pour prendre le thé parce qu'on n'a jamais assez de théière et de tasses puisque nous sommes des gens raffinés et que, non, ce thé dans cette tasse, ce n'est pas possible, ça ne va pas du tout. L'autre bonne raison étant ma propension à casser quand je suis fatigué. Et, oui, j'ai été un peu fatigué ce mois-ci aussi…
J’ai enfin lu le dernier tome de la trilogie d’Istanbul de Metin Arditi : Bosphore tango. J’ai moins aimé parce que le livre couvre une période d’une centaine d’années et que forcément il y a des personnages auxquels on s’et attachés qui meurent mais surtout parce que c’est une histoire de minorité (ethniques et sexuelles) et que ça ne s’est pas vraiment arrangé en Turquie et dans le reste du monde. Ce volume, c’est celui de l’exil, des racines qu’on cherche à retrouver, ce n’est plus vraiment un livre d’optimisme et d’espoir. Oui, je me rends bien compte que je le vends mal alors que cette trilogie, je l’ai adorée et que certains personnages sont encore avec moi pour un petit moment, je crois, parce qu’on ne quitte pas si facilement ceux qu’on a aimé, n’est-ce pas ?
Rayon cosmétiques et odeurs, RAS, c’était la routine, et c’est plutôt bien mais j’étais un peu frustré par la météo. J’ai porté des parfums capiteux, des fleurs blanches, mais tout cela manquait de conviction… Quand même, les retrouvailles avec le savon Violette comme il faut d’Oriza Legrand, c’était quand même bien sympathique. Parce que ça sent très bon et puis parce que ce packaging est quand même une merveille.
Dans le même genre, en allant travailler, je passe devant un magasin d’ameublement tout près de chez moi et c’est l’un de mes petits bonheurs, parce que leurs vitrines sont toujours tellement belles. (Et très Oriza compatible, je trouve.) Dans ma tête, il va de soi que j’ai déjà remeublé et redécoré une quinzaine d’appartements au moins. Ce n’est pas tant que ça, c’est vrai, parce que tant qu’à rêver, autant rêver d’appartements qui ont BEAUCOUP de chambres, vous ne trouvez pas ? ça me rappelle que, adolescent, j’avais des cahiers ou je collais tout ce que je trouvais beau et qui m’inspirait comme déco. C’était mon pinterest d’avant pinterest et c’était… Mieux, parce que c’était moins mécanique, automatique. Il fallait un peu plus réfléchir avant de mettre ceci à côté de cela. Il faudrait que je retrouve mes cahiers. Pas par nostalgie mais pour continuer. (Les originaux ont disparu depuis bien longtemps…)
En réalité, si je suis nostalgique. Peut-être que je vieillis ?









Un joli mois malgré tout et oui à tous ces moments plaisir!! Un joli mug pour boire mon café, un pshiiit agréable de parfum, un beurre corporel agréable, lire….Belette.
RépondreSupprimerOn n’a que le bien qu’on se fait, ma bonne dame! (Et de nos jour, c’est d’une urgence vitale de se faire du bien!)
SupprimerJ’aime beaucoup tes billets. Je m’y retrouve souvent. Moi aussi, je peux rester longtemps à regarder une belle tasse, un papier peint, un petit meuble, un imprimé, de la jolie vaisselle… Tous ces détails me procurent une vraie sensation de douceur.
RépondreSupprimerJ’aime aussi la place que tu donnes à la bienveillance et à la gentillesse. Ça fait du bien de te lire. Merci pour ces moments que tu partages.
De la douceur et des rires, nous en avons tellement besoin… Et de la beauté ! Par pitié du beau et du bon!
Supprimer👍👍👍
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