l'orpheline, serge lutens

 


C’est toujours avec énormément de plaisir que je (re)porte l’orpheline de Serge Lutens. Ce mélange d’encens et de patchouli porté par les muscs blancs est enchanteur. Tout en transparence, pas lourd -j’allais écrire en envahissant mais le parfum est bien présent- il accompagne joliment, sagement, un peu grave mais pas drama queen ou tragique non plus, comme son nom aurait pu le laisser penser.




L’idée m’est apparue évidente : ce parfum sera parfait pour relire Jane Eyre. Pas parce que l’héroïne aurait pu le porter, il n’a rien d’un parfum d’époque, en costume et j’aurais beaucoup de mal à imaginer l’institutrice parfumée, cela ne siérait point à sa modestie naturelle, pas plus qu’à sa condition tout aussi modeste, mais parce que son ambiance sombre, humide, sérieuse est suffisamment romantique que pour se fondre dans les pages du roman de Charlotte Bronte. Ça pourrait être l’odeur de Thornfield… (Voire celle de Lockwood.)




Suis-je le seul a parfois avoir des révélations/évidences qui établissent des rapports entre livres et parfums ? Est-ce parce que les deux occupent beaucoup de place dans ma vie chacun à leur façon ?




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