Ça ne va pas être possible #octobre2015

Le parfum : sortie des Absolues Goutal et je ne peux vraiment pas. (Mon cœur saigne mais impossible de ne pas dire du mal de Goutal.) Il y a déjà chez Annick Goutal une jolie vanille poudrée et un bel ambre fumé, chacun signé et distinctifs dans son genre, alors pourquoi leur adjoindre un ambre dégoulinant et une vanille collante ? Pour faire comme tout le monde ? Ce n’est pas moche, c’est juste terriblement banal dans le style gourmandise poisseuse. Et le Oud. Vraiment, était-on obligé de subir le oud même chez Goutal ? Je n’en peux plus de oud, je veux qu’on me fiche la paix avec le oud. On vivait très bien sans, ce n’est pas la peine de nous en faire partout ! Sinon, il n’y a plus de jasmin chez Goutal et ils n’ont plus de vrai vert, et, ça, ça manque vraiment. Mais non, on préfère courir après une supposée clientèle moyen orientale qui préfère de toute façon venir chez Goutal pour jouer à la parisienne. Parce que tout le chic de la marque, ce qui fait rêver, il est là, dans l’image d’une élégante parisienne profondément amoureuse de sa maison de famille en province… Mais soyons positif, cette collection a au moins le mérite de démontrer que l’élégance et la beauté ne sont pas proportionnelles au prix. (Parce qu’en plus d’être banal, c’est cher. Ça tombe bien qu’on n’en ait pas envie, non ?) 

Peter May, le mort aux quatre tombeaux.
Le livre : Peter May. Oui, mon chéri de l’année avec sa très bonne série chinoise et sa merveilleuse trilogie écossaise se retrouve dans les grands NON. Avec la mort aux quatre tombeaux. Une bonne histoire si on aime les intrigues bien ficelées, les devinettes. Mais ce que j’aime dans les romans policiers, c’est le roman. Avec de vrais bons personnages que j’ai envie de connaître mieux, de découvrir plus. Dans ce roman, les personnages passent après l’intrigue, on ne fait que les deviner, on ne les connaît pas, on ne s’y attache pas. Distrayant, oui, et pas un mauvais livre, mais sachant que l’auteur peut faire mieux…

Avec Scène de crime virtuelle, c’est un autre problème : l’idée de départ est bonne, un crime commence dans second Life et se traduit dans la vie réelle également. Pour le résoudre, les enquêteurs devront se rendre dans la réalité virtuelle. Premier problème, Second Life est démodé, ce qui démode le bouquin qui s’est intéressé à un phénomène de société, mais le phénomène d’un court moment… Mais la façon de l’aborder est bien menée et on est amené à réfléchir un peu sur cette idée de réalité virtuelle, sur les raisons qui font qu’on y entre, les motivations des différents acteurs, etc. Ça peut être intéressant et riche, sauf que, second problème, une réalité virtuelle ne m’intéresse pas beaucoup dans un roman. Si je voulais aller dans Second Life, j’irais dans Second Life, je ne lirais probablement pas un roman qui se déroule en partie dans Second Life. Mais si vous avez participé à Second Life, le roman vous plaira probablement.

Advanced Time Zone, Estée Lauder
Le soin : Advanced Time Zone, Estée Lauder, crème hydratante qui fait rajeunir la peau. (Enfin, rajeunir, on n’y croit plus depuis longtemps.) Rien de vraiment affreux à lui reprocher à ce duo crème de jour/crème de nuit. La peau reste souple, le produit n’a quasi pas d’odeur, ce qui m’a surpris pour un Lauder, la texture est très fine. C’est peut-être ça le souci, j’aime les textures plus riche, là, je n’ai eu aucun plaisir. Et je n’ai pas eu de réelle sensation de confort, bien que ma peau soit restée hydratée et tout. Bref, finition des pots, mais pas rachetage. Jamais. Même si, nous sommes bien d’accord, elle fait son boulot et je n’ai rien à lui reprocher. Mais le plaisir, c’est important aussi, d’autant plus que je trouve facilement mieux pour moins cher. Décidément, c’est LE mois ou je suis déçu de ceux qui ont l’habitude de m’enchanter…

Le thé: les “machines à thé” c’est vraiment un grand NON pour moi. Déjà, je ne comprends pas comment la machine va pouvoir adapter le temps d’infusion et la température de l’eau, mais passons. Que ça existe pour le café, très bien, je ne sais pas comment le vivent les buveurs de café et je m’en fiche, je ne bois pas, jamais, de café, j’ai horreur de ça. Mais ce n’est pas ça l’important, j’aime préparer le thé. Prendre mon temps. Oui, il y a quelque chose de rituel, de cérémoniel dans la préparation du thé. J’aime choisir mon thé, le doser selon l’envie du moment, surveiller l’eau le temps d’infusion, choisir ma théière et ma tasse, celle qui s’harmoniseront et mettront en valeur le thé. Oui, ça prend un peu de temps, mais c’est un temps de répit, une parenthèse, du temps pour moi, pour me retrouver, me calmer, me détendre, me permettre de profiter pleinement de mon thé. Le thé est aussi un acte esthétique en plus d’être une boisson et j’entends que les choses restent ainsi pour moi. Jamais je n’ai cédé au sachet, jamais je ne cèderai à la machine. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut, mais j’avoue que, lorsqu’on me reçoit,  j’apprécie qu’on prenne du temps pour moi.

La pub sur les réseaux sociaux… La blogueuse qui tweete 125 fois par jour qu’il y a un nouvel article sur son blog, qui planque des partenariat derrière ses tweet et ses photo Instagram sauf qu’on voit tous bien qu’elles parlent toutes au même moment de la même chose et que personne ne peut à ce point se prendre de passion pour une boisson quelconque ou un accessoire débile. Le tout emballé dans une fausse candeur "regardez ma dernière trouvaille dont je suis tombée éperdument amoureuse et que je vous montre trois fois par jour."(Non, mais les serviettes hygiéniques Nana… En temps normal, les filles vous jouez aux licornes et d’un coup vous avez TOUTES des règles et en même temps ? Bon, c’est moins pire que les montres Daniel Wellington qui nous ont vraiment beaucoup saoulé, je peux plus les voir en peinture…) Tout ça, j’en peux plus. Tu veux bloguer, blogue. Tu veux en vivre, blogue du contenu intéressant mais ne déguise pas de la pub et ne nous harcèle pas, par pitié !

Et vous? Il y a des choses qui vous on énervé ce mois-ci? (Par pitié, ne me dites pas non, j'ai déjà bien assez l'impression d'être un vieux ronchon comme ça!)

Commentaires

  1. C'est cher et c'est même 75ml à deux fois le prix de meilleurs parfums eux aussi en extrait mais en 100ml et beaucoup plus réussis (de la marque Farmacia SS. Annunziata pour ne pas la nomer) . Le pire c'est que je trouve l'ambre moins bon que l'Ambre Fétiche déjà existant, même chose pour la vanille moins subtile que l'exquise. Incompréhensible...

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  3. Bonsoir,
    Les machines à thé (Vous m'avez fait hurler de rire) Impossible d'imaginer une seconde, boire "un liquide " provenant de ce type d'instrument ...Mon thé , Mes théières Yixing , une pour chaque Pu Er, dans un chawan, ou une tasse choisie "pour lui" et Mon sablier minuteur, Ma bouilloire ma(es) passoire(e) sans rire , je ne suis pas maniaque pour tout. Mais....
    Une théière pour chaque type de thé d'autres origines également.(un meuble pour thés et théières etc...)
    Je refuse que l'on me massacre mes instants de plaisir et le thé, C'est Sacré.

    Anecdote Dans Salon de thé belle époque parisien,que je ne nommerai pas, je suis invitée par un ami ...
    Déjà la carte des thés me parait maigre, ils sont réputés pour leurs gâteaux , hélas pour moi.
    ...je choisis un Ceylan (le moins pire dirons-nous) j'attends le temps nécessaire, et soulève le couvercle ...pas de couleur apparente au bout de dix minutes.
    J'appelle, et demande "Où est le thé ? "On m'apporte une autre théière avec "deux chaussettes" ils sont incapables d'avoir une passoire !!? De laisser le thé libre de s'épanouir ?
    Bref le thé... C'est Chez Moi. et chez quelques amis" initiés" qui connaissent mon caractère particulièrement Hum infusé dirons-nous.
    Pour le Oud envahisseur c'est pareil... Ras le bol .
    Un Oud rapporté de Dubaï , Brut et tenace ( je n'en connais pas la marque)
    Je le met seul, uniquement quand je suis très en colère , c'est mon "repellent " personnel.

    Goutal et ses "Absolues" ce sera sans moi ...A qui destinent-ils ça ?

    Aujourd'hui C'était "Tubéreuse Couture" de Pierre Guillaume.

    A Java ,on peut acheter sur le marché une vraie brassée - 50 tiges- chargées de boutons floraux
    de "Sedap malam" => Qui s'ouvre la nuit.. pour 20 centimes d'euro.
    Je n'y résiste pas.

    (Désolée, j'ai supprimé le doublon...)

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    1. Les machines à thé, autant en rire, sinon on pleure. Ok, je dramatise et ce n'est peut-être pas l'effondrement de la civilisation, mais bon... chez les amis, j'offre des théières et du thé en disant "Comme ça quand tu me recevras..."

      Les absolues, moi, je dirais que c'est pour les pigeons, mais je peux me tromper.

      La tubéreuse, forcément, je suis fan.... (Enfin, pas de toutes quand même, mais celle-là est très jolie)

      Quant au fleurs: on n'a que le bien qu'on se fait et c'est le meilleur moyen d'illuminer la maison, je dis BRAVO. (Et j'envie!)

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  4. Bonjour Dau,
    Le machines à thé, j'ai du mal à concevoir comment cela pourrait fonctionner puisque l'eau devrait atteindre des températures différentes pour chaque type de thé et le temps d'infusion est également différent que ce soit du thé noir, rouge, vert... cette idée "me donne de la paresse" (là, j'ai fait une traduction directe de l'espagnol, cela veut dire que je n'ai même pas envie d'y penser tellement l'idée me semble absurde; je ne connais pas d'expression équivalente en français).
    L'oud, le seul oud que j'envisage est celui de Woonderoud de Comme des Garçons puisque c'est le parfum de mon mari, si par hasard on cessait la production, il suffirait qu'il utilise Wonderwood à nouveau, les senteurs sont très semblables, Wonderoud est peut-être un peu plus sombre mais c'est tout, et le prix est aussi très similaire. Sinon, l'oud je le boude pour toujours et je vous dis franchement, je n'en peux plus! Ni fruits rouges, ni oud, ni sucre, non, non et non! Maisons de parfum, passez à autre chose je vous en prie!
    En ce qui concerne les parfums, ces vagues orientalisantes, sucrées, profondes et extrêmement lourdes me poussent vert les chypres verts de plus en plus, les notes de savon comme celles de Calèche, mon dernier amour ou même vers des senteurs plus sexuelles comme For Her (eau de toilette/eau de parfum ou les deux).
    Les absolues de Goutal ne sont pas encore disponibles à Madrid, aucun intérêt d'autre part, je vais les tester mais c'est tout. La maison Goutal a toujours été une maison faite de subtilités, je n'arrive pas à bien comprendre cette démarche.
    Les soins: je me tiens aux produits Sisley, des soins que je partage avec mon mari (l’émulsion écologique surtout) donc pas de surprises particulières, j'attends un peu qu'il fasse plus froid avant de me servir de l'huile à la rose noire.
    Livres: j'attends la livraison à la librairie française de " La fabrique de parfums" et dans l'attente je lis en anglais une œuvre de fantaisie "The invisible library" je vous dirais quelque chose dès que j'aurais fini la lecture; en principe, j'ai du mal à lire cet ouvrage, je le laisse languir, alors que d’habitude je suis une lectrice assez rapide. J'envisage aussi de commencer la lecture de "L'île du jour d'avant" d'Umberto Eco.
    A bientôt!
    Sara

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