en juillet...

 



Juillet est un mois de vacances même si nous ne sommes pas en vacances et l’ambiance est différente même quand on croule sous le boulot parce que les collègues, eux, sont bien en vacances. Il y a quelque chose de différent dans l’air, une ambiance particulière même si… nous n’avons pas réussi à oublier qu’on était dirigé par des gens qui font tout pour abimer la société et la planète au nom de l’économie capitaliste même que je me sens obligé de m’excuser alors que j’ai pas voté pour eux mais j’ai quand même très très honte. (Air connu)



Ce qui m’a soutenu en juillet, alors que c’était très étrange de continuer à vivre presque normalement en plein effondrement, a été d’écouter de la musique. Non, pas le retour de Madonna dont je n’ai rien à faire. J’ai écouté l’album, c’est plus sincère que ce qu’elle nous a sorti depuis bien longtemps, je l’admets et je suis d’accord avec ceux qui disent que c’est son meilleur album depuis 20 ans mais c’est quand même parce que depuis 20 ans elle n’a fait que des choses très mauvaises… Je la trouve dépassée, il n’y a rien à faire : elle ne m’intéresse plus. JE sais qu’il est de bon ton de dire que c’est une alliée mais je n’ai jamais réussi à me persuader qu’elle pensait à quelqu’un d’autre qu’à elle-même. D’après moi, ce dont la monde a besoin, c’est de plus de Cindy Lauper !




Pour avoir ma dose, je suis aller voir Kinky Boots la comédie musicale dont elle a signé les chansons et c’était un merveilleux moment plein de paillettes avec des chaussures, des drags queens, de l’émotion et de chouettes messages, de la positivité. Si vous avez l’occasion de la voir un jour où que ce soit dans le monde, allez-y, je vous jure que ça vous fera du bien. Même que vous aurez peut-être envie de porter des talons, du rouge et des paillettes en sortant, mais c’est peut-être ce qui peut nous arriver de mieux dans la vie, non ? Bien sûr que la musique est vraiment chouette ! Vous doutiez du talent de Cindy ? Moi, pas du tout.


Curieusement, j’ai écouté en boucle l’album (mini !) else de Cha Eun-Woo que j’avais trouvé bof à sa sortie en novembre. Mais je me suis dandiné comme une petite sotte (au vu de ma souplesse légendaire, vous le prendrez comme la métaphore que c’est) sur sweet papaya que j’avais d’abord jugé particulièrement insupportable. 




Je suppose que ce n’est pas parce que c’est sorti en hiver que ça ne peut pas être mon coup de cœur de l’été. Si ça avait été un parfum, sorti en novembre, il y avait une chance sur deux que ce soit déjà discontinué… Qui eusse cru au XXème siècle qu’un disque eut une espérance de vie supérieure à celle d’un parfum ?


Quelques jours en Normandie ont semblé plus «vacances» que jamais. En dépit des informations qui continuait à me parvenir, la vie semblait normale, clémente, dans ces températures plus douces avec juste une herbe un peu sèche, une vie plus légère et insouciante alors que dans la réalité quotidienne tout semble s’effondrer en permanence. Cette «pause d’anxiété» faisait un bien fou en préservant le peu d’équilibre nerveux qui m’est laissé. Ça semble égoïste, déconnecté, mais c’était indispensable.  Je crois qu’on en a tous besoin, c’est ce que je nous souhaite à tous, parce que si nous ne pouvons préserver une part de légèreté en nous, c’est peut-être la chute irrémédiablement… 


Commentaires

  1. Ici, vacances depuis déjà une semaine et un beau concert de Calogero au théâtre antique d’Arles. J’essaie de déconnecter un peu de l’actualité désastreuse car oui, c’est nécessaire. Belette.

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    1. Oh que oui, c’est nécessaire, hélas… Mais nous reviendrons plus forts et plus combatifs!

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