Il semble difficile de croire que janvier, mois qui d’habitude se traîne et s’étire infiniment dans le froid et l’obscurité, soit déjà passé. En même temps, c’est probablement pour les plus mauvaises des raisons puisqu’il n’y a pas un jour où ouvrir le journal n’apportait son lot de mauvaises nouvelles, toujours plus angoissantes et déprimantes, donnant l’impression que l’humanité avait touché le fond mais qu’avec un entêtement remarquable elle s’acharne à creuser toujours un peu plus. Impossible d’y échappé et à choisir, j’aime autant le découvrir le matin dans le journal dans des articles réfléchis, qui mettent une distance intellectuelle vis-à-vis des faits bruts, que via les réseaux sociaux ou il est impossible d’échapper à l’horreur et où on se prend les choses en pleine face, sans l’avoir demandé, ce qui nous pousse à des réactions purement émotionnelles et pas à la réflexion. Mais bon, de crises de larmes en crises de nerfs, on ne peut pas dire qu’on s’ennuie. Heureusement qu’il y a plein de petit à côtés pour nous faire oublier que nous sommes saturés de négativité.
Déjà, je suis allé à la salle, ce qui en soi n’est pas un grand moment de bonheur, et je me suis déniché un nouveau petit copain. Sur le chemin du retour j’ai effrayé un petit chat qui a fuit mais a choisit de faire demi-tour quand le l’ai appelé pour se faire caresser et papouiller. Depuis presqu’à chaque fois que je passe par le même chemin, et je ne risque pas d’en emprunter un autre, il se jette dans mes jambes pour sa séance de câlins. La mémé à chats en moi est comblée. C’est totalement le genre de vie que je veux avoir, non, pas aller à la salle de sport, n’insistez pas : me promener et que les chats viennent se faire cajoler parce qu’ils ont reconnu que j’étais un des leurs.
Dans le genre, je me promène, il y a aussi les transports en commun que je ne déteste pas parce que j’aime bien regarder les rues défiler en regardant par la fenêtre. Alors, oui, c’est mieux quand ils ne sont pas bondés et je suis plus bus que métro, tant pis si c’est plus lent. Mais la lenteur, c’est bien aussi. (NB : musicalement, j’ai des goûts déplorables et en ce moment, je suis obsédé par I can boogie de Baccara. Oui, j’ai un peu honte mais j’assume mon côté kitschouille.)
Petit plaisir retrouvé : le lait pour le corps anti-peau de croco de Garancia. Il fait tout bien pour moi : il hydrate, lisse et nourrit, s’applique facilement mais surtout sent délicieusement bon. Je comprends totalement qu’on n’aime pas cette odeur ancienne, limite vieillotte, de parfum floral à la rose cosmétique poudrée mais, moi, évidemment, j’adore. Bien sûr je ne peux pas porter ça tous les jours, ça ne va pas avec beaucoup de mes parfums, mais c’est un petit plaisir du soir, une autre façon de sentir bon.
Culturellement, j’ai lu, pas mal, même si c’était un peu chaotique, mais je retiens surtout ici l’amulette de Michael McDowell qui était hyper efficace, déjà, pour son premier roman, dans sa façon de construire une intrigue étrange qui tient en haleine et fait que le lecteur en veut plus et ne lâche pas l’ouvrage qu’il a entre les mains. C’est sombre, la dark side de l’Alabama ? , un peu fantastique et très cruel avec des personnages qu’on prend plaisir à détester, bref, c’est tout comme on aime. (NB : pour moi, le sud des USA, c’est totalement pas mon univers, ça ne m’attire pas du tout et encore moins après avoir lu Michael McDowell, mais c’est terriblement exotique, un exotisme salutaire parce que je n’imagine absolument pas ces horribles personnages comme pouvant être mes voisins ce qui est tr ès rassurant.)
Ca$hero, le seul (k) drama que j’ai réussi à terminer et j’ai beaucoup aimé cette histoire de super héro, un peu à la X-men dans sa façon d’insister sur les aspects humains et le désir de « normalité » plutôt que sur les super pouvoirs. Peut-être parce que c’était une production Netflix, donc plus pensée pour l’international, mais je l’ai déjà constaté dans des séries plus locales également, il y avait moins de maquillage et de filtres. Honnêtement, ça faisait du bien de voir que le héro en question avait des pores, une peau avec une vilaine texture par moment. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ça n’ôtait rien à son charme et ne rendait pas l’image moins belle. Du coup, nous devrions nous dire que c’est pareil pour nous et que nos petits défauts ne nous retirent rien, mais nous savons tous que, ça, c’est la théorie. Mais si on pouvait cesser de nous faire croire que la perfection est de ce monde et renoncer un peu aux filtres et aux opérations esthétiques, ce ne serait pas un énorme changement pour le monde, mais pour notre santé mentale, oui !
Sinon, je suis comme les végétaux qui en hiver ramassent leurs forces et préparent le printemps : je commence à rêver de couleurs, à acheter des vêtements plus clairs, plus pastels, plus roses afin de fleurir et m’épanouir quand viendront les beaux jours. Je suis particulièrement fier du carré Longchamps que j’ai trouvé et dont, plus que le motif que je trouve sympathique mais sans plus, j’adore la palette (soft summer ?) qui semble avoir été faite pour moi ! De toute façon, on n’a jamais assez de foulards en soie à parfumer. Jamais. Et parce que je vais porter du rose, j’ai de plus en plus envie de ressortir mes parfums verts, froids et cinglants, histoire de faire sentir que cette rose à des épines…Bon, il va de soi que ce carré sera beaucoup plus joli sous le soleil que sur des photos prises dans la grisaille de l’hiver. Mais vous êtes comme ça aussi, vous ? À vous projeter dans une saison future, avoir des envies et déjà mettre les choses en route parce que…
(Notez que je fais cela avec délectation en anticipant le printemps, mais c’est dans des crises d’angoisse, persuadé que je vais bientôt mourir de froid, que dès le mois d’août je commence à penser pulls et plaids…)








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