le blogueur du dimanche est sublime de chic

Cette semaine n’a pas été très bonne Oh, il ne s’est rien passé, j’ai juste été un vieux ronchon qui râle sur tout et qui se plaint sans cesse De la couleur du ciel et de l’abominable lumière de l’automne comme de la parfumerie actuelle et de son incapacité à proposer des choses nouvelles ou tout simplement jolies. Il y a eu l’article de vendredi qui me mettait de mauvaise humeur, parce que, contrairement à ce que vous pourriez croire, je n’ai pas forcément envie d’être négatif et de critiquer. C’est juste que je n’ai pas forcément le choix. Je pourrais me taire aussi, mais parfois, il faut que ça sorte. Je ne sais pas comment font les autres…

N°19 Chanel, vintage et actuel
J’ai aussi senti l’Interdit de Givenchy. Dans sa nouvelle version. Franchement, il y a de quoi faire une dépression nerveuse tellement c’est laid et déjà vu. La seule chose bien dans ce lancement, c’est qu’ils aient attendu le décès d’Hubert de Givenchy qui ne méritait pas de voir ça. Mais c’est vraiment tout ce que je peux trouver d’aimable à dire sur cette sucrerie déjà démodée. Et encore, j’ai besoin de prendre un anxiolytique avant. (Si vous avez senti, vous savez que j’exagère à peine, si vous n’avez pas senti, épargnez-vous ça.)

Bref, cette semaine j’ai beaucoup porté le N°19 vintage et actuel. Un parfum qui n’aide pas à être aimable. C’est vert et raide, pas tendre pour deux sous. Et beau. Dans le genre hautain. Le genre méprisant qui vous fait trouver que tout le XXIème siècle manque vraiment de dignité. C’est un parfum qui donne l’impression d’avoir toujours raison et qui ne rend pas précisément aimable. Je sens que je vais passer la semaine prochaine à m’excuser d’avoir été une vieille peau sublime de chic mais parfaitement odieuse.

l'eau scandaleuse, Anatole Lebreton
Du coup, ce week-end, je suis en Eau Scandaleuse, Anatole Lebreton, un mix de tubéreuse et de cuir absolument torride, histoire de me dégeler un peu et d’avoir suffisamment de charme que pour être pardonné. (Niveau de difficulté : élevé, surtout si on considère que c’est moi qui tient la cravache…)

Commentaires

  1. Mon cher Dau,

    j'attendais justement ce billet sur la mort ou mieux, le meurtre de l'Interdit de Givenchy. Ce qui m'énerve justement c'est qu'il n'y a qu'une seule raison d'utiliser le nom d'un autre parfum et c'est, comme par hasard, l'argent. L'argent qu'il faut payer pour chaque nouvelle sortie à condition que le nom ne soit pas déjà enregistré par la maison qui propose un nouveau jus.
    Le jus par lui-même me laisse plutôt indifférente, je ne le porterais jamais et je ne lui trouve rien de particulier.
    D'autre part le choix d'un parfum vert, froid et raide comme le Nº19 puis d'un jus majeur comme l'Eau Scandaleuse me semble vraiment la seule façon de supporter la laideur sans avoir recours aux anxiolytiques. Deux choix excellents!
    A très bientôt!
    Sara

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    Réponses
    1. Bonjour Sara,

      Je ne ferai pas de "vrai" billet sur l'Interdit, ce serait beaucoup trop déprimant, mais enfin... Passer d'un joli jus, pas un monument de la parfumerie, mais le témoin d'une époque élégante et qualitative à la petite horreur moderne, ça ne peut pas non plus se passer sous silence.

      Et effectivement, quel autre choix que d'aller voir ailleurs. (Et surtout du côté des vintages.)

      à bientôt

      Dau

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