Quand j’avais parlé de mes achats de thé, j’avais promis un retour pour les trois personnes que ça intéressait, je m’exécute donc en parlant pu-erh. Là, en termes de thé, on est un peu sûr de la niche, tout le monde n’apprécie pas ces thés sombres qui évoquent la tourbe, les champignons, le moisi et le poussiéreux. Chacun son truc, il y a des gens pour qui l’automne est une histoire de spice machin truc chez starbeurk, pour moi ça à tout à voir avec le pu-erh. (Et les thés fumés ? Un peu aussi, oui.)
Je précise que si j’adore ça, je ne suis pas un spécialiste. Je n’ai pas le palais particulièrement fin et je me contente généralement du thé de base parce que je ne perçois pas vraiment le mieux qu’il y a à monter en gamme, mis à part que je paye plus cher, ce qui ne présente que peux d’intérêt si je ne goûte pas vraiment de différence. Pourtant, j’ai essayé des pu-erh très vieux (40 ans dans mon souvenir) mais n’ayant pas été transcendé, j’ai vite laissé tomber. Si ce n’est que j’aime bien les thés façonnés. Moins la grosse brique que la petite version individuelle. La réalité c’est que j’aime le pu-erh pour me réchauffer quand je rentre du froid. J’apprécie la sensation enveloppante et ce goût un peu fort. Voilà qui explique que comme pour mon premier thé du matin, celui qui réveille, dans le fond, je ne sois pas très exigeant comme pour mes thés de dégustation…
Ambre de Simao a été une énorme déception pour de très mauvaises raisons : très compressé (en forme de toupie, mais je voyais plutôt un champignon), je l’ai trouvé extrêmement dur à briser et émietter. Est-ce qu’il a suffit de ça pour me gâcher mon instant thé ? Oui. Tout simplement parce que je ne profitais pas du moment de calme que doit être selon moi une tasse de thé.
Plus commun dans sa forme de bille, œil du dragon est parfait. Facile à briser, goûteux et sombre comme j’aime et super facile à transporter (oui, c’est ça au départ les thés façonnés, des thés destinés à voyager, à être vendu loin…) avec une belle liqueur sombre et ce goût que j’apprécie, moisi mais pas poussiéreux. Certains pu-erh ont une espèce de sécheresse qui évoque le vieux grenier et je déteste. (Je préfère la cave, ne me jugez pas !)
Je ne vous ai pas beaucoup aidé ? Je m’en rends bien compte. J’ai un peu honte. Mais je suis preneur de vos recommandations si jamais vous aimez le pu-erh.





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