yellowface, rebecca f. kuang


 

Après n’avoir pas aimé Babel plus que ça, j’étais un peu déçu de recevoir en cadeau le nouvel opus de Rebecca F. Kuang, mais c’est un autre genre, nous quittons la fantasy et les univers parallèles pour ce que j’appelle « les romans d’universitaires US qui s’adressent à des universitaires US » en restant dans leur petit, tout petit monde complètement coupé de lé réalité, au point que lorsque les protagonistes rencontrent des personnages étrangers à ce cercle (de la littérature et de l’édition dans ce cas très précis), ceux-ci sont à la fois caricaturaux et inconsistant. Le roman aborde des sujets comme le racisme et l’appropriation culturelle sous la forme d’un page turner un peu à la façon de la femme de ménage. Ça se laisse donc lire avec plaisir et l’idée est intéressante mais… C’est moins réussi que la femme de ménage parce que c’est bien plus prétentieux, pas une seconde on n’oublie que le roman aborde des thèmes importants.


Pas une seconde non plus, on n’oublie que c’est mal écrit. Pour Babel, je mettais cela sur le compte de la traduction, mais des lecteurs de la version originale m’ont confirmé que l’écriture n’étaient pas une réussite.  Mais mon plus gros reproche, c’est qu’avec son petit milieu et ses préoccupation très actuelles, le roman est très ancré et n’atteint absolument à l’universel. Je ne me suis pas senti concerné, alors que le sujet m’intéresse, et j’ai trouvé le roman déjà très daté. Publié en 2023 et lu en 2026, j’ai vraiment ressenti qu’on avait déjà changé d’époque. Très vite j’ai pensé que c’était très « ère Biden » et plus du tout d’actualité. Pourtant, avec un peu d’humour, car le roman s’y prêtait, pouvait être grinçant, satyrique, à condition que l’auteure sache rire d’elle-même, ça aurait pu être un très bon moment de lecture… 

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