Ce n’est absolument pas représentatif mais j’aime bien de temps en temps faire le point sur ce que ça sent dans les transports en commun, histoire de savoir ce qui se porte, même si on y sent surtout ce qui cogne parce qu’on n’a pas envie d’aller fourrer notre nez dans le cou des inconnus. Ok, certains, oui, je pourrais être tenté. Et puis aussi, c’est un (des) quartier(s) bien précis, je ne suis pas par monts et par vaux en permanence, je n’aime pas temps voir du monde que ça. (Euphémisme euphémisant.)
Longtemps, j’ai surtout senti des fleurs blanches gourmandes du type Black Opium, qui a vraiment beaucoup influencé la parfumerie, et des bois qui piquent façon néo fougères pseudo viriles et quelques imitations de oud atrocement vulgaires, mais c’est en très nette baisse. La fleur blanche est toujours présente mais beaucoup plus orientée plage et soleil. Je ne suis pas fan de l’effet solaire quand il inclut beaucoup de vanille et de coco mais ça passe quand même mieux que la pâtisserie industrielle, ça peut même être franchement joli et faire un peu rêver cette touche d’exotisme totalement non bruxellois. A croire que les gens ont besoin de vacances. (Moi, j’en ai besoin en tous cas même si je n’envisage pas la plage et le monoï.) Je pourrais me plaindre que ça manque parfois de délicatesse, mais ce n’est pas rédhibitoire. J’aime les choses ciselées mais ne déteste pas systématiquement quand ça claque et quand on veut un aller simple pour la plage, là, maintenant, tout de suite, ce n'est pas le propos et les fioritures, on s’en fiche un peu…
Ce que je sens encore pas mal, c’est la fameuse note santal crémeux et j’avoue que c’est ce qui me plaît le plus. Même dans des versions pas très fines, pas très bien exécutées, je trouve que ça conserve un petit quelque chose qui reste toujours plaisant. Ou alors, parce que je l’aime plutôt bien, je suis très indulgent ?
Les grands classiques, il est de plus en plus rare que je les sente, hélas ! Rarement le N°5, un peu plus souvent Aromatics Elixir. Ces deux-là sont à peu près les seuls. D’ailleurs, comment se fait-il que je sente parfois Shalimar en rue et jamais dans les transports en commun ? Shalimar prend toujours des taxis ?
Et vous, vous sentez quoi ?
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De l’oud repoussant et masculiniste, de la pâtisserie industrielle qui me fait mettre un masque en signe de mécontentement, quelques fois du samsara de vielle courtisane et de temps en temps une eau des Merveilles (que je n’aime pas mais qui relève le débat) ou une aqua allégoria quand la pub passe à la télé. C’est pour cela que j’y vais avec mon oriza Legrand.
RépondreSupprimerMais je trouve vraiment que le oud, plus ou moins vrai mais toujours vilain selon moi, est en perte de vitesse et dieu sait qu'il était temps! La pâtisserie, c'est moins pire aussi même si la grosse vanille jamais très fine ni élégante, non, n'essayez même pas de nous convaincre, se maintient plutôt bien. Admettons qu'aujourd'hui elle est une classique incontournable. Admettons, mais pas sans protester!
SupprimerJe ne prends quasiment jamais les transports en commun mais dans l'ascenseur de mon immeuble des vanilles épouvantables, des fruits synthétiques écoeurants et, heureusement un monsieur plus tout jeune qui doit avoir en stock tous les masculins des années 70/80. Certains sont très beaux mais je ne les reconnais pas tous. Un jour j'ai entendu une voisine se plaindre que ça sentait le parfum de "vieux". Je lui ai demandé si elle trouvait qu'un Monet c'était une "vieille" peinture en lui expliquant que c'est pareil: les beaux parfums sont intemporels.
RépondreSupprimerC'est beaucoup plus aimable de lui parler de Monet que de la traiter de connasse, ce qui eut été mon premier réflexe.
SupprimerLes fruits, c'est vraiment une punition. Il y en a pourtant de si jolis (ceux de Femme de Rochas ou Diorella par exemple!) mais le dessert industriel se vend mieux, c'est affligeant.
Ce matin, au lieu du pelage du rouquin, j'ai eu un simili baccarat. C'était dur si tôt
RépondreSupprimerJe ne comprends toujours pas le succès de ce trucs et de ses copies. À part que ça sent fort, ça n’a aucune qualité. Et ça n’en est même pas une. Le plaisir de sentir comme tout le monde? La croyance que c’est ça le luxe?
SupprimerIci, peu de transport en commun et lorsque je prends le train ….ça pue la sueur, le sale etc…sinon, au travail, j’ai overdose de la vie est belle et de sucré peu raffiné. Belette.
RépondreSupprimerÇa se porte donc encore, cet affreux lancôme… Toutes mes condoléances!
Supprimer"C'est beaucoup plus aimable de lui parler de Monet que de la traiter de connasse" : ta phrase m'a mise de bonne humeur pour le week-end, j'adore ! Métro quotidien : un mélange de sueur, de vêtements mal lavés et de fleurs blanches hystériques (les bons jours, les mauvais, je préfère taire ...).
RépondreSupprimerNE PAS OUBLIER: l’haleine tabac froid et café mal digéré! (Ça je sens parfois le matin mais le pire c’est la bière ou la vinasse de la veille…🤢🤮)
SupprimerSud de la France : ça sent le sirop de glucose avec de l'Oud bon marché dedans ; ça sent le yaourt crémeux aux fruits qui colle à la narine gauche (la dépote essayant de survivre) ; ça sent le vrai faux bois de Santal tout droit sorti d'une usine chimique à Bhopal avec des soins pour les cheveux à la vanille ; ça sent des gamins de quartier aux prénoms américains en Zara ou Lacoste qui rêvent de changer de destin "en scréd" chez Sephora ; parfois ça ne sent rien, et ce moment calme me permet de m'enivrer de l'Heure Bleue qui ressort de mes cheveux.
RépondreSupprimer-fabien-
Le glucose et la vanille sont partout mais je dois dire que ça baisse un peu ici pour le glucose. On est plus sur des parfums avec glucose en arrière-plan, très vilains, que sur des purs jus de sucre comme on pouvait les sentir il y a quelques années… La vanille, je crois que c’est un peu la signature de l’époque. C’est dommage que ça finisse par rendre cette matière qui peut être jolie dans une formule un peu complexe où elle ne tient pas le premier rôle, absolument insupportable. Je ne peux quasiment plus sentir Shalimar à cause de ça. Même dans sa version ancienne. (J’ai un flacon des années ‘70. Les « nouvelles » versions flankérisées me sont absolument insupportables et je me fiche bien que le flacon soit beau.) J’ai plus d’indulgence pour le santal de synthèse. Je me sens moins agressé…
SupprimerUn peu comme tout le monde beaucoup de vanille, et des bois ambrés en veux-tu en voilà. Angel de temps temps. Un parfum masculin très poivré un jour en balade, Poivre de Caron peut-être mais pas sûre. Cinnabar il n'y a pas longtemps. L'ancien Dior homme.
RépondreSupprimerMarie-Pierre (oups, j'ai laissé "anonyme" pour mon commentaire)
SupprimerSentir Cinabar, quelle chance! Je crois bien que ça ne m'est jamais arrivé au XXème siècle. LEs bois ambrés, je me demande vraiment ce qu'attend le législateur pour les interdire tellement c'est une agression... Bien sûr la mode passe mais si on commence à faire confiance à la mode, on n'est pas sorti des ronces!
Supprimer(Moi-même, je dois faire des efforts pour ne pas être en anonyme: je comprends rien à internet, diront certains, mais, en gros, c'est pas assez intuitif!)
Station balnéaire de la côte charentaise, footing sur front de mer, beaucoup de monde et une vague sans fin d'effluves:
RépondreSupprimerL'incontournable confiture de fruits rouges "La vie est belle,des fruités patchoulis non identifiés et ... miracle ,de beaux hespéridés et floraux comme on aime : un monsieur d'un âge certain redynamise ma foulée avec un inattendu "pour Monsieur chanel,"puis se succèdent le 19 ,puis le 5 !
Ils faisaient partie du même groupe de promeneurs.
Du coup ,ce périple sportif en devient plus attractif et divertissant.
C'est le jeu des devinettes
Cécilia
Ah, mais croiser toute une équipe Chanel, c'est vraiment trop bien ça! On en voudrait plus souvent des promeneurs comme ça. Moi, j'avoue, je me serais arrêté de courir pour les suivre un peu...
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