avril 2026

 


Le mois d’avril fut clément et par une espèce de miracle les lilas de Chine ont fleuri tous les deux exactement en même temps sur la terrasse ; l’air embaumait, c’était un ravissement. Ravissement dont j’avais bien besoin, ce mois ayant été remarquablement pénible à tous points de vue. En y repensant, je pense être assez objectif et ne pas céder à ma tendance à voir tout en noir, mais passons. Au moins c’était le printemps !




J’en profite pour glisser un grand merci à tous les gens qui postent des stories et photos de chats sur les réseaux sociaux : sans s’en rendre compte, ils sauvent des vies et empêchent des malheureux dans mon genre de sombrer dans le désespoir !  Petite mention particulière pour le compte instagram Instants Parfumés qu’il y a plein d’autres raisons de suivre, vous verrez en cliquant,  mais enfin, quand même, il y a les chats !




J’ai l’impression de ne pas avoir forcé sur la shopping therapy, peut-être parce que j’ai fait des cadeaux et que ce n’était donc pas pour moi si j’ai trop dépensé, mais peut-être que je me trompe ? En vrai, il y a aussi plein de cadeaux pour moi mais comme mon anniversaire est en mai, bien que l’argent soit parti, je n’ai encore rien déballé donc ça ne compte pas. Est-ce qu’en mai je vous dirai que l’argent ayant été dépensé en avril, ce que j’ai reçu ne compte pas ? Évidence évidente et je ne vois absolument pas ce qui pourrait clocher dans cette histoire… Il y a un moment ou il faut se calmer avec la bonne foi, hein ! 




J’ai joué à anticiper avec mes flacons de parfum, rangeant les trucs du début de printemps et passant en mode douceur et chaleur avec moins de vert, pas que je l’aime moins mais ce n’est pas ce qui supporte le mieux le réchauffement climatique, et plus de fleurs blanches et opulentes, de parfums un peu capiteux. On se serait cru dans les aventures de Martine, épisode Martine petite séphorette. Comme je n’avais pas mis de culotte contrairement à Martine, je vous épargne les photos. C’est un flacon Lutens à la place parce que j’en ai sorti quelques uns et passé une commande au Palais Royal pour cause de je ne peux pas fêter mon anniversaire sans… (Je vous dis pas, ça pourrait gâcher le truc, mais en gros : c’est pas parce qu’on est né le 1er mai qu’il faut être 1er degré et porter Diorissimo. NON.)




Point positif au rayon skincare : je sors d’une sale période. Fin de l’hiver, début du printemps et des allergies, j’ai toujours une vilaine peau et une mauvaise santé. J’ai appliqué mes propres conseils : routine simplifiée avec de la douceur et de l’hydratation. En plus, juste de l’exfoliation parce que je supporte très bien l’exfoliation chimique. Trois produits le matin, trois produits le soir, c’est assez, c’est efficace même si ce n’est pas très amusant. Mais qu’est-ce que c’est reposant… Notez que dans le genre pas amusant, j’ai adoré retrouver mon bon vieux lait corps LaRoche-Posay à 5% d’urée. Ça n’a rien de bien excitant sur papier alors que ça fait une très jolie peau toute lisse et que la texture est vraiment réussie. Parfois, rien ne vaut « retrouver ce qu’on aime » même si la tentation de l’infidélité est toujours là parce qu’il y a toujours la curiosité et la certitude que l’herbe est peut-être plus verte ailleurs.




L’autre domaine ou je suis très fidèle, c’est le thé ! Fidélité à mon fournisseur et rachat des mêmes thés en boucle. Le pu-erh parfumé à la mandarine a intégré la boucle il y a peu et n’y restera probablement pas très longtemps parce que je me lasse assez vite des thés parfumés mais c’est amusant et joli ! Dans une écorce de mandarine, du thé qui se retrouve parfumé. C’est discret. Le thé reste un pu-erh avec ses nuances sombres et automnales de tourbe, de moisissures auxquelles la mandarine vient apporter un peu de lumière, de légèreté.



C’est comme un sourire furtif sur le visage d’un austère moine de Cîteaux, ça rend la chose plus aimable mais il vous en faudra plus pour vous convaincre de renter dans les ordres. Ça ne plaira qu’a ceux qui aiment déjà le pu-erh, ça ne vous fera pas rentrer dans le délire si c’est un thé qui vous dégoûte. (Le pu-erh étant assez clivant, suscite assez peu de réactions tiède…) Sinon, boire une camomille en fin de soirée avec deux personnes charmantes rencontrée grâce aux parfums, au forums et aux réseaux sociaux, c'est bien aussi… (Comme quoi les réseaux sociaux ne nous font pas que du mal quand on rencontre les bonnes personnes. Keur Keur avec les doigts!)




J’ai quand même essayé des choses côté lecture en lisant la légende de Gösta Berling de Selma Lägerlof, première femme prix Nobel de littérature, disons-le au passage. C’est un classique suédois assez étrange. Un peu inclassable, ce n’est pas vraiment un roman. Daté de la fin du XIXème siècle, se déroulant au début du même siècle, le livre semble beaucoup plus ancien et évoque la saga médiévale avec un aspect compilation de textes, de légendes, pas nécessairement très cohérent, avec un fil conducteur ténu, qui semble un peu artificiel comme si on avait tenté d’unir des pièces éparses. Si on espère un récit cohérent, le livre désarçonne, mais si on se laisse porter par l’écriture, la poésie qui court à travers chaque page, on entre vraiment dans ce monde qui semble si loin de nous, on est emporté loin et on n’a pas envie de revenir. Il m’arrive assez rarement qu’un parfum s’impose pour une lecture, mais je ne peux m’empêcher d’associer la légende à Iris Silver Mist de Serge Lutens.  Dont il est vrai que j’ai toujours pensé qu’il allait très bien aux lacs suédois et que j’ai toujours associé au visage de Garbo. Qu’elle ait été révélée au monde par son rôle dans l’adaptation de la légende de Gösta Berling de Mauritz Stiller- que je n’ai jamais vu mais maintenant je suis fort curieux- rend peut-être mon association moins hasardeuse même si je n’ai fait le lien que plus tard en me disant « Ah mais oui c’est bien sûr ! »




Si vous avez de ces associations étranges livre-parfum ou livre-film, je suis curieux et j’exige que vous me disiez tout en commentaire ! (Sinon, je suis preneur de toutes les suggestions qui vont me permettre de tenir jusqu’aux prochaines vacances parce que, là, j’en peux déjà plus moi !)


Commentaires

  1. En voyant vos photos de lilas je me demande pourquoi les parfums au lilas sont démodés depuis des décennies alors que cette odeur est sublime.

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    1. Une des explications est que c’est une note qui a beaucoup été utilisée dans la parfumerie fonctionnelle. On a senti beaucoup trop de désodorisants pour toilettes qui sentaient le bosquet de lilas dans les années ‘70 et ‘80 que pour avoir envie de sentir pareil… Mais je suis d’accord: c’est absolument magnifique.

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  2. Moi je me repasse en boucle une rediffusion d'un reportage sur arte sur le parfum. Niveau livre envie de m'acheter le livre sur le musée fragonard où sinon dans un autre genre j'ai achetée "Kilomètre zéro". Mon petit bonheur en ce moment c'est de vaporiser un peu d'Opoponax d'Oriza Legrand et de voir sortir mes jolies roses de mon jardin.

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