Ça s’appelle toucher le fond. En soi, j’aime bien Climat, mais je ne porterai pas le grand deuil lorsque ce flacon vintage sera terminé même s’il est, à sa façon, irremplaçable. C’est un joli floral aldéhydé, assez blanc, propre et net, typique de la fin des années ‘60, très doux, rond et enveloppant, qui devait être particulièrement seyant sur les mères aimant les robes à fleurs plus que les tailleurs, la poudre de riz plus que les paillettes, mais il n'est pas nécessairement un indispensable. Je dois bien admettre que je ne prends généralement aucune précaution lorsque j’envisage des fins de flacons, même lorsqu’il est question de parfums que je chéris. Je dis toujours que j’aime mieux les porter que les voir tourner vinaigre. J’ai zéro sens de la collection, j’aime porter.
Je ne juge pas les gens qui conservent des fonds de flacon pour le souvenir, la collection, l’olfaction ou mille et une autre bonnes raisons. Chacun son rapport au parfum. J’aime le parfumage libéral. Je déteste compter, épargner, je craindrais presque de vexer, de trahir. Pour moi, le parfum doit être généreusement répandu pour vivre son destin qui est de partir en fumée, danser dans l’air, disparaître… et tant pis si mon cœur doit être brisé.
Et vous ? Comment vous vivez les fins de flacons ?


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