voyages imaginaires

 


En ce début d’année, je reviens vers mes deux parfums Voyages imaginaires. Le plus étonnant étant peut-être que j’ai envie de porter la plage du Grand Jeu en hiver, ce qui n’est pas du tout dans mes habitudes. Certes, je pense que les habitudes ne sont bonnes qu’à être bousculée… Peut-être que j’ai juste envie de naturalité. Pas au sens parfum bio revendiqué par la marque, mais dans le sens ou la construction évoque quelque chose d’évident et non sophistiqué, tout en étant parfaitement ajustée, c’est là tout le talent du tandem Isabelle Doyen-Camille Goutal. (La couleur de la nuit est certes fort joli mais beaucoup moins surprenant comme choix en cette saison.)




En écrivant cela, je me rends compte que dans mon esprit, sans que je puisse le dire plus clairement, sans pouvoir réellement l’expliquer, pour moi, ce parfum est le contraire de l’IA. (Et de l’époque actuelle.) Il a quelque chose de profondément humain, sensible. Il est généreux mais de façon discrète, retenue. Curieusement, j’ai envie de dire qu’il est bon, mais pas dans le sens agréable, qui donne du plaisir, vraiment en ayant en tête la qualité morale. Quelque chose qui nous manque terriblement. Quelque chose qui ne me surprend pas vraiment de la part des personnes derrière la marque.




Un parfum peut-il avoir des qualités morales ? Exprimer les qualités morales de celles qui l’ont créé ? Peut-être que oui. Peut-être que non. Peut-être que je m’égare parce que j’ai envie de croire que, oui, certaines marques ont une vraie identité, une vraie personnalité, que tout en ce bas-monde n’est pas que marketing. Peut-être que j’ai envie de croire que les objets inanimés ont une âme ? Rien que pour m’avoir permis de penser que c’était possible, grâce soit rendue à Camille et Isabelle. 


Mais dites-moi ce que vous en pensez, histoire de savoir si je suis ou pas complètement allumé…



Commentaires

  1. Certains parfums, objects sont effectivement le prolongement de belles âmes, ils donnent envie de continuer à croire à la beauté du monde.

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    1. Et Dieu sait que nous avons besoin de croire (et que c'est de plus en plus difficile.)

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