Tout le monde à probablement une définition différente du luxe, de la sensation de luxe ressenti. Pour beaucoup, aujourd’hui, ce sera en suivant les discours du marketing, lié à la rareté (ironie du marketing qui essaye de vendre de la rareté au plus grand nombre) et à de belles matières précieuses. Ça, moi, je l’avoue, je m’en fiche un peu. Dans le cadre de l’opération « sentir la vieille » je reste attaché à une sensation de luxe très XXème siècle et même années ’80 puisque ce que je privilégie, c’est le Total Look, concept phare de cette décennie qui était totalement dénué de second degré.
Le luxe, c’est dans ce cadre la superposition, la multiplication en jouant à la fois du lait, de l’huile de l’eau de toilette, de l’eau de parfum et de l’extrait comme je l’ai fait avec le N°5. C’est une sensation très voluptueuse avec plus de subtilité qu’on ne pourrait le croire, chacune des étapes ne sentant pas exactement la même chose que les autres. Honnêtement, grâce soit rendue à Chanel, probablement parce qu’il y a suffisamment de vente, ne tombons pas de la dernière pluie, de maintenir une gamme aussi complète à son parfum étendard. On aimerait que d’autre en prennent de la graine.
Vous me demanderez peut-être si ce n’est pas un peu trop ? Si, si, si et c’est encore meilleur, encore plus « ça sent la vieille » qui est aussi une question d’attitude et de gros sillages autoritaires à ne surtout pas réserver aux grandes occasions parce que c’est avant tout un petit plaisir qu’on se fait à soi-même, une petite joie renouvelée lorsqu’on rentre dans une pièce qu’on a quitté et qu’on a la joie d’y retrouver son parfum. Mais nous sommes aussi bien généreux d’en faire profiter notre entourage.
Il me faut aussi préciser que je trouve cette façon de sentir « fort » plus élégante, plus raffinée que d’acheter des jus modernes surchargé en note de type bois ambrés qui, per se, agressent en vrillant les naseaux parce qu’elles sentent naturellement fort et, trop, longtemps. Au moins, avec un classique qu’on décline, on peut oser selon les envies et les circonstances.
Détail amusant : généralement personne n’identifie le N°5 dont le flacon est plus connu que la senteur et sa capacité à sentir le propre, le savonneux, qui a été abondamment déclinée en parfumerie utilitaire fait qu’on ne trouve jamais que je sens jeune mais toujours bon.
NB : Je rêve que L’Oréal refasse des lignes complète en Paris et Opium chez Saint Laurent.





Vous me disiez autrefois, lorsque je regrettais l'époque où chaque parfum avait son savon (les gels douche n'existaient pas), son talc, son lait pour le corps, son déodorant que ce n'étaient pas des produits de soin comme ce qu'on trouve de nos jours en pharmacie. Mais malgré tout, pouvoir trouver une ligne parfumée me semble une chose très agréable... quitte à utiliser un lait pour le corps "neutre" si nécéssaire.
RépondreSupprimerJe suis parfois tellement vicieux qu’il m’arrive d’utilisé un lait pour le corps parfumé sur un lait de soin neutre pour pallier… Mais c’est un peu épuisant et casse un peu le plaisir donc je me contente du geste parfumé de façon occasionnelle sans abuser parce que « jolie peau confortable avant tout » Mais ce qui existe encore parfois, ce sont les poudres, qui se portent facilement sur un soin, se gardent indéfiniment et sont délicieuses! (Ma préférée: oscar de la renta, le classique avec ses faux airs d’heure bleue.)
SupprimerAhh les poudres … Il me reste un fond antédiluvien d’Opium, que je sniffe de temps à autre avec un plaisir total 🧡
Supprimer